mardi 26 janvier 2010

LE FESTIVAL DE L’AMBUSH À VANCOUVER










Les Jeux olympiques de Vancouver débuteront dans quelques semaines, le 12 février 2010. Les grandes marques commanditaires de l’événement ont débuté leur activation. On peut déjà voir de nombreuses campagnes avec la thématique Olympique. Le décompte est commencé ainsi que la course aux commanditaires qui se démarqueront le plus.

Ces marques commanditaires ont dû verser des sommes assez importantes pour acquérir les droits d’association avec les Jeux de Vancouver. On parle de plusieurs millions de dollars voir même des centaines de millions dans certains cas.

Comme il s’agit du plus grand événement mondial et qu’il a lieu au Canada, plusieurs marques canadiennes qui ne détiennent aucun droit d’association y voient une occasion incontournable. Mais, comme elles n’ont pas accès aux droits pour des raisons d’exclusivité de catégorie ou pour des raisons budgétaires, elles contournent subtilement les règles d’éthique des comités olympiques.

Le festival de l’ambush est débuté depuis quelques semaines. Nous verrons bien comment le comité organisationnel de Vancouver (COVAN) sera en mesure de jouer son rôle de gardien de la marque Olympique.

Mon coup de cœur : Lululemon

Lululemon, originaire de Vancouver, offrira pendant les jeux 1 200 classes de yoga gratuitement. Quelle belle façon d’inviter tous les visiteurs étrangers à faire connaissance avec la marque et ses vêtements. Le choix des mots dans leur communiqué annonçant cette initiative n’est pas le fruit du hasard :

“We are thrilled to welcome the world to Vancouver and to give both visitors and locals the gift of yoga,” said Christine Day, CEO, lululemon athletica. “This is a great opportunity to partner with our friends at YYoga and to share with everyone what we love about life in Vancouver: our passionate yoga culture and strong physically active community. Each one of our stores offers complimentary yoga classes each week, and this partnership allows us to provide complimentary yoga on a much greater scale during this special time in our hometown’s history.”

Même à Montréal, on voit des vitrines de Lululemon avec des banderoles GO CANADA GO

La Banque Scotia s’y met aussi, plus surprenant de la part d’une institution financière

Une toute nouvelle promotion « Montrez vos couleurs » de la Banque Scotia a crée des vagues auprès du COVAN. Pourtant, il s’agit d’une promotion assez traditionnelle qui invite les canadiens à soumettre des photos « patriotiques »
Notons, que les Olympiques seront aussi à l’affiche des Cineplex Scotia Bank, suite à une entente entre TSN/RDS et Cineplex. On peut comprendre pourquoi cela agace le groupe RBC détenteur des droits olympiques au Canada depuis plus de 50 ans qui voit les activités de la Scotia comme des initiatives d’ambush non-éthique.

Club Bud Vancouver 2010

Budweiser a annoncé l’ouverture à Vancouver de leur maintenant célèbre « pop up bar » le « Bud Club» pour 5 soirs seulement durant les Jeux. Célébrités, athlètes et partisans pourront célébrer ensemble les victoires canadiennes. Initiative pertinente sur le terrain de la commandite de Molson.

Plus près de chez nous, on devine une guerre de medias.

Radio-Canada, ayant perdu les droits de télédiffusion des Olympiques de Vancouver aux mains du consortium CTV-Rogers-TSN-RDS, multiplie les efforts pour faire des concours, capsules et émissions spéciales, le choix des mots n’est pas le fruit du hasard. Radio-Canada connaît bien les règles

Marie-Josée Turcotte et toute une équipe de journalistes seront sur place pour faire vivre les Jeux à leur auditoire.

On devrait voir d’autres initiatives d’ambush au cours des prochaines semaines. Je vous invite à nous en faire part si certaines manquaient à notre attention. . Il y aura suffisamment de cas pour faire une étude sur l’évolution de l’ambush. Eh oui, tout comme la commandite, l’ambush a grandement évolué. En terminant, je vous suggère un article du Wall Street Journal paru le 25 janvier 2010 qui redéfinit les activités d’ambush d’aujourd’hui. Bons Jeux !

Un autre article intéressant de IEG












vendredi 15 janvier 2010

Commandite sportive : un jugement attendu de la Cour suprême des États-Unis

La Cour suprême des États-Unis entendait le mercredi 13 janvier 2010 les arguments d’American Needle et de la NFL qui s’opposent sur une décision prise par la ligue de football, soit de permettre à une seule entreprise de devenir son fournisseur exclusif de produits dérivés sous licence, au détriment d’autres entreprises œuvrant dans le même domaine.

American Needle est un fabricant de casquettes qui a perdu son contrat de production et de distribution de produits liés à une équipe de la NFL, quand la ligue a signé un contrat d'exclusivité au début des années 2000 avec Reebok (aujourd’hui une filiale d’adidas) pour l'ensemble de ses équipes. L’accord de 10 ans, évalué à 250 M$, s’avérait selon la NFL plus lucratif que les nombreuses ententes conclues avec tous les autres fournisseurs.

American Needle affirme avoir subi des préjudices suite à cette décision et, en 2004, elle engage une poursuite contre la NFL et Reebok. L’entreprise de l’Illinois prétend que le contrat entre la NFL et l’équipementier sportif viole la loi antitrust américaine.

Au printemps prochain, la Cour suprême des États-Unis doit donner sa réponse à savoir si la NFL est une entité à part entière ou un regroupement de 32 entités (les équipes).
Aux fins du droit de la concurrence, les équipes de sport professionnel sont traditionnellement considérées comme des entités distinctes et peuvent ainsi être accusées de collusion en vertu de la partie I du Sherman Anti-Trust Act. Par contre, si ces mêmes équipes (qui sont réunies sous une même ligue) étaient considérées comme une entité unique, elles ne pourraient faire face à des poursuites de collusion. C’est évidemment le jugement que recherche la NFL dans son litige l'opposant au fabricant American Needle.



À noter, des tribunaux américains ont déjà accordé un jugement favorable à la NFL, et ce, en première instance et en appel.

Une exemption à la loi antitrust gonflerait les pouvoirs de la ligue. En effet, si le jugement est favorable à la NFL, elle pourrait contrôler davantage ses droits, que ce soit sa présence dans les jeux électroniques (aujourd’hui multiplateformes), la diffusion des matchs sur le web ou l’accord de contrats pour des produits dérivés (non liés, mais similaire au présent contrat avec Reebok).
Il est donc naturel de penser que cette décision de la Cour suprême américaine ait des incidences sur les commanditaires attirés par le sport professionnel aux États-Unis. En ce moment, de nombreuses ligues signent des accords de commandites avec un partenaire, indépendamment de ce qui se signe avec les équipes. Pour prendre un exemple plus près de nous, la LNH a signé en 2008 un accord de 3 ans avec le manufacturier automobile Honda, mettant fin à une entente de 13 ans avec Dodge. Le contrat d’une valeur estimée à 4 millions de dollars par saison inclut de l’achat média lors de la retransmission des matchs sur NBC, Versus, CBC, TSN ainsi que sur le réseau numérique de la LNH, en plus d’autres droits lors la classique hivernale et du match des étoiles. Au même moment, Ford du Canada était liée avec différentes équipes de la ligue, comme les Canadiens de Montréal et les Maple Leafs de Toronto. Reste à voir comment une ligue, comme la LNH ou NASCAR, qui a des activités dans plus d’un pays gèrera la situation advenant une décision favorable de la Cour suprême des États-Unis.

En terminant, la décision a des effets attendus dans les autres ligues sportives du pays de l’oncle Sam, puisque la Ligue Nationale de Hockey, le circuit NASCAR, le championnat de basketball de la NBA, la ligue sportive universitaire NCAA, les circuits de tennis professionnels et la ligue de soccer MLS ont offert leur appui à la NFL. Tous souhaitent qu’une exemption à la loi antitrust leur soit accordée.

Si les ligues sportives professionnelles sont exclues des lois antitrust, est-ce que les équipes seront encore en mesure de signer des ententes de commandites indépendantes?
La question ne peut être répondue à ce moment, mais à regarder ce qui se passe du côté des fournisseurs exclusifs de produits dérivés sous licence de la NFL, l’avenir s’annonce peut-être plus rose pour les commanditaires d’envergure, capable de soutenir des ententes nationales.
Comment voyez-vous les choses ?

lundi 11 janvier 2010

PRIX MARKETING DE LA COMMANDITE

C’est la semaine dernière que le Conseil Canadien sur la Commandite (CCC) a dévoilé le jury 2010 des Prix Marketing de la Commandite. Ce concours, qui en est à sa sixième année, vise à «reconnaître l’excellence en matière de stratégie et d’exploitation des commandites marketing».

Cette année, c’est nul autre que notre collègue Pascale Grignon fera partie du prestigieux jury.




Voici la liste complète des membres du jury :

Présidente du jury :
Dana Gladstone / Vice-présidente, Chef de groupe MacLaren Momentum

Juges :

Pascale Grignon, directrice de groupe, Fusion Marketing d’alliances
Jack Hewitt, vice-président, Services marketing, Kraft Canada
Dale Hooper, vice-président, Marketing, Boissons PepsiCo Canada
Peter King, directeur principal, Commandites et événements, Rogers Communications
Ian Malcolm, président, Desperado Marketing
Jamie Michaels, directeur, Marketing, SRC Ventes médias et marketing
Kim Smither, vice-président principal, directeur administratif, Octagon Canada
Dan Thompson, président, Programme Bon Départ Canadian Tire
Laurel Walzak, directeur, Ventes intégrées et partenariats marketing, Entreprises LNH

Vous avez jusqu’au 8 février 2010 à 23h59 pour soumettre vos cas
ici parmi les 7 catégories suivantes : Activités sportives / Art et divertissement / Causes philanthropiques / Projets spéciaux / Commandites médias / Succès durable / Petit budget



Source :
SMCC via Infopresse


mardi 5 janvier 2010

DERNIÈRE SEMAINE POUR LE SONDAGE ANNUEL SUR LES MEILLEURES PRATIQUES EN COMMANDITE

Cette grande première consiste à reconnaître les bons coups qui ont été réalisés en commandite au Québec au cours de l’année 2009. Ainsi, nous annoncerons à la fin janvier, le commanditaire et le commandité de l’année, ainsi que la meilleure exploitation de commandite.

Cette invitation est lancée à tous les spécialistes de la commandite au Québec ; commanditaires, commandités et agences.